Des mots, recueillis de ci et là entre les couleurs vives et profndes des fleurs de l'atlas, de la pureté du ruisseau serpentant au clair de lune et du
patrimoine enfoui dans les murs de l'école chemaia bien reposante et delaissée dans le fond même de la poitrine de Chemaia... des significations, qui émanent d'un coeur qui a la couleur, le
fond même de la beauté...et la forme de l'omega...
Naima,
mère
des martyrs
De la source à l’océan
en passant par le cœur du papillon,
l’eau a soif.
Elle coule dans le sens de la flamme.
Le papillon, vibre, chante, plane, mais il n’a pas soif.
Taroudant, creuse ta voie, étale tes pétales,
les pieds de Naima foulent ta terre natale.
Vole Ô papillon-abysse.
Donne ta main et prend mes cheveux narcisses.
Drabla ma cousine,
je suis Naima, ta voisine.
Souffle ta sève dans mon tronc,
je cache tes papillons sous mon front.
Je suis un arbre des Mâachates,
coule ton jasmin et ranime mes chatahates
mon enfant est ma flamme
Allahib, allahab.
elle monte, monte ma flamme-lahab.
Elle purifie mon âme.
Elle brule mes cheveux,
je suis une flamme chauve.
Elle brule mes yeux,
je vois mieux qu’avant.
Je ne sens rien.
Je suis la flamme.
Mon enfant c’est mon papillon.
Viens ALHALLAJ nous attend.
La porte s’ouvre, il me prend la main,
et me dit : tu es ma sœur Naima.
Ta force-flamme ressource mes yeux.
Je sens ta douleur, ta passion,
ton tissage poétique m’enivre.
Ta douleur est ta force.
Ton poème est un arbre.
Tu es cet arbre, Naima.
Vole, plane, trace ta voie de soie dans le ciel-azur.
Tes papillons et les miens te suivront doucement.
Et lentement, tu descends et tu te reposes,
sur les cimes de Toubkal…
A ma sœur Naima.
Chemaia, le dimanche1/1/2012
à 5h du matin
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